La crise financière : peut-être est-elle une indication de la fin du modèle capitaliste américain?

L’éruption

Ces deux dernières semaines, il y’a eu une grosse crise financière. Pendant la première semaine de la crise, entre la Fed et le trésor américain,  le gouvernement américain a donné environ 1,2 billion* de support pour les marchés financiers.  En fait, le gouvernement a provoqué la nationalisation de deux des plus grandes institutions du marché hypothécaire aux États-Unis—Freddie Mac et Fannie Mai. Une semaine après  avoir été contraint de nationaliser AIG qui était la plus grande compagnie d’assurance dans le monde.  Par conséquent, entre ces deux actions, le gouvernement américain est devenu la plus grande compagnie d’hypothèques et d’assurances dans le monde.

Cependant, il reste un problème, les marchés de crédit sont encore brisés. Il y’ avait un problème de liquidité.  A cause de ça, le secrétaire du trésor monsieur Paulson et son «chum» Ben Bernake, le chef de la Fed, ont fait une proposition pour le plus grand plan de sauvetage économique depuis la grande Dépression des années trente : un cadeau de 700 milliards pour la bourse financière.

En raison de tout cela, on peut se poser la question : est-elle une indication de la fin du modèle capitaliste américain?

Les origines du problème

La sagesse conventionnelle pense que l’origine du problème vient du marché de l’immobilier : particulier avec «sub-prime». Il est vrai que la bulle immobilière, et son krach, a été la cause immédiate.  Mais les apparences sont souvent trompeuses.

Je dirais, le contraire.  La racine du problème provient du modèle néolibéral américain qui a été exporté avec succès dans le monde entier pendant les trois dernières décennies.  Il suffit de décrire qu’à la base du modèle de croissance néolibérale, il y’a la nécessité de réprimer la croissance des salaires à côté de l’élargissement de la consommation.

Il est clair qu’il existe une contradiction avec le modèle de croissance néolibérale.  Si nous supposons une main-d’œuvre stable (quant à la taille) la consommation ne peut augmenter que grâce à des salaires plus élevés ou par l’intermédiaire de l’expansion du crédit à la consommation. Comme les prix de l’immobilier ont augmenté et les salaires sont restés stables, les familles ont commencé à augmenter leur consommation par l’emprunt sur la valeur croissante de leurs maisons.  Lorsque les prix ont diminué, des familles se sont retrouvées avec des leurs propres capitaux négatifs et leurs finances ont plongé dans le chaos.

La consommation est maintenant en stagnation et l’économie américaine est en train de sombrer dans une récession économique. C’est l’autre côté de la crise financière. Dans la mesure où les politiques du gouvernement américain ont peu fait pour changer la dynamique au cœur du modèle néolibéral, il n’est pas évident qu’une stabilité des marchés financiers sera suffisante pour réparer le modèle. Toutefois, si le gouvernement prend les mesures nécessaires pour rétablir la croissance des salaires alors le modèle néolibéral mourra. Avec un peu d’ironie, la solution ultime de la crise est la disparition du néolibéralisme.

*         anglais       français
1012 a trillion…..un billion de…

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